Course de clôture hiver 2009/2010
 
But. Mayens de My, couvert de Plapon (1'700 m).
Participation. 30 personnes inscrites.
Date. Comme d’habitude vers le solstice d’été, en l’occurrence le dimanche 20 juin 2010.
 
Participants. Anthamatten Andrea et Roland – Ballestraz Evelyne et Denis – Besse Georges-Henri – Delez Marie-Luce – Gard Anne-Marie – Gianadda Marie-Jo – Ibach Françoise – Maret Huguette et Paul – Mathieu Christiane – Mudry François – Pointner Franz – Pointner Annelore – Rossier Ulysse – Rossier Susy – Rouvinez Nathalie.
 
Excusés. Anne-Marie Aeschlimann (au travail).
3 membres inscrits ne sont pas venus. Motif invoqué : pas trouvé de chaussures à leurs pieds !
 
ORGANISATION : Georges Lugon.
 
AIDES DE CAMP
Nicole Massy, avec chaussures inadaptées, complètement cryogéniques.
Daniel Salamin, rien à redire.
Cheffe de course : Michelle Gillioz – 3 heures de marche avec parcours modifié en fonction d’une météo excécrable.
Vaisselle et plonge : Nelly Besse – En niqab et en chaussures inadaptées, de surcroît différentes entre pied gauche et pied droit. Je profite de ce billet pour la remercier officiellement parce que pour les cuisiniers, la plonge c’est pas trop leur tasse de thé !
 
COMITE
Président : Frédéric Rouvinez, présent.
Vice-Président : Aux abonnés absents (toujours pas trouvé de Vice-Président !)
Caissier : Frédéric Rouvinez, ci-devant précité.
Secrétaire : Jeanne Tschopp, absente. Motif invoqué : pas trouvé de chaussure à ses petons !
Consultante : Ottilia Waser, présente.
Webmaster : Yvon Rey, présent.
Chef OJ : Philippe Gillioz, excusé (en service au travail).
Chef matériel : Mathieu Curchod, aux abonnés absents. Pas trouvé de chaussures à ses pieds !
Préposé Cabane Illhorn : Laurent Grichting, présent.
 
TEMPERATURE : entre 8 et 10 degrés, vents violents et giboulées de neige.

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Oui, oui, c'est bien le premier jour de l'été... Anémones blanches et petits dépôts de neige. Une belle ambiance !

MENU

Apéritif : Johannisberg de la Maison Rouvinez
Mise en bouche
Cake aux jambon et aux olives (Christiane Mathieu)
Tranche de terrine de légumes (Nicole Massy)
***
Melon au Porto
***
“La Bohémienne“ aux 3 viandes (bœuf – porc – volaille)
Taboulé
Salade de mais – Salade de haricots – Salade de pommes de terre – Salade de carottes
Les 3 mayonnaises : nature – à l’ail – au curry
***
Tartelette aux fraises
Crème chantilly
***
Café Damassine
 
Vin : Dôle de la maison Rouvinez
 
Prévu en fin d’après-midi : raclette au feu de bois, avec Fendant de la Colline de Géronde.
Avons du renoncer, vu le temps épouvantable du jour.
 
Voilà, on commence avec un poème de Victor Hugo : “Jeanne était au pain sec…“

Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,

Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,
J’allai voir la proscrite en pleine forfaiture,
Et lui glissai dans l’ombre un pot de confiture.
 
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Un couvert et des tables toujours bien préparés par l'ami Georges. Bravo et merci Georges : ce n'était pas facile de réussir cette sortie avec les conditions du jour !

Si je commence ce billet avec Jeanne, c’est parce que votre nouvelle secrétaire s’appelle Jeanne Tschopp. Comme elle n’est pas venue, on va la passer sur le grill.
 
C’est vrai qu’il vaut mieux passer à la casserole de Georges que sous l’échafaud comme les maîtresses des rois de France et d’Angleterre : Marie-Antoinette, Mme du Barry etc. Je ne veux pas toutes les citer, la mémoire de mon ordinateur ne pourrait pas toute les contenir.
 
Il faut dire qu’à l’époque dans les châteaux, il n’y avait pas la télévision, pas de natel, pas d’Internet. Alors il fallait bien se passer le temps avec quelques passades. Et naturellement durant les nuits, succube agissait...
 
Jeanne m’a fait comprendre que j’avais besoin d’un cuisinier pour orchestrer le “morceau“ (vu sur notre site CAS internet). Je te signale tout de même que la veille de cette sortie, j’ai reçu un téléphone de Paul Bocuse. Il m’a dit : - Dis donc Georges Lugon, comment prépares-tu les ortolans farcis sur canapé flambé à l’armagnac ? Je lui ai donné la recette tout en étant flatté de recevoir un tel téléphone.
 
Jeanne, on va faire ensemble cette recette, avec Paul Bocuse (ingrédients pour 4 personnes). Tout d’abord, tu achètes 4 bruants vivants, bien en chair. Ensuite, tu prends un “tsaple à bout“ et une serpette. Ici pas de sentimentalisme : un bon coup de serpette pour faire tomber la tête, comme les rois de France faisaient tomber à la guillotine la tête de leurs ex-maîtresses.
 
Ensuite, tu déplumes les ortolans et tu envoies les plumes à Paris. Elles sont utiles et très prisées des poules du Moulin Rouge.
 
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Des participants très attentifs à la recette des ortolans flambés de Georges...

Puis tu incises le bréchet. Après, tu vides les viscères et tu enlèves tous les os de la carcasse, sauf ceux des ailes et des cuisses. Paul Bocuse me disait que les cuisses d’ortolans doivent être comme celles des cuisses-dame : juteuses, voire gouteuses. C’est un spécialiste de la volaille qui te parle. Paul, c’est un coureur de jupons. En plus c’est un vrai coq avec un c... à la fin ! En l’occurrence, on dira que c’est un coureur de chapon ! Sais-tu qu’à passé 80 ans, il a encore 3 femmes officielles ? Quant aux maîtresses, nul ne saura combien ont fini dans les draps plutôt que sur les nappes de son restaurant… Certaines ont même fini sur le canapé tout comme les ortolans.
 
On continue la recette. Tu farcis et tu trousses tes poules. Si tu ne comprends pas ce terme culinaire, prends le Larousse. Après les avoir bridé, tu les passes à la casserole à poil, ou à la poêle ! Attention, la cuisson doit être courte, aussi courte que les jupes et les nuits de Paris Hilton.
 
Reste plus qu’à flamber à l’armagnac. Tu prends une bougie. Ce n’est pas compliqué d’allumer une chandelle pour une jeune fille et tu fous le feu. Voilà c’est fait, tu peux éteindre la lumière. C’est plus romantique.
 
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D'autres randonneurs préfèrent passer à table. A noter que Frédéric n'a pas vu que le beau temps n'était pas au rendez-vous. Normal, avec des lunettes noires...

Tu dresses les ortolans sur les canapés. Comme c’est un menu de chasse, tu sers avec des fruits et de la confiture tout comme la poésie de Victor Hugo et quelques pommes allumettes.
 
A propos des pommes allumettes, sais-tu pourquoi les femmes belges ont les bouts des seins carrés ? C’est pour habituer les enfants à manger des frites avec les ortolans.
Bon appétit Jeanne !
 
Elémentaire cette recette de cuisine, n’est-ce pas Jeanne !
Maintenant Jeanne, douterais-tu encore de mes talents culinaires ?
 
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Moment de détente au soleil pour la préposée à la plonge. Fatiguant Nelly, n'est-ce pas ?

On termine la poésie de Victor Hugo (avec un compliment pour toi Jeanne) :

Qu’on me mette au pain sec. – Vous le méritez, certes
On vous y mettra. – Jeanne alors, dans son coin noir,
M’a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir,
Pleins de l’autorité des douces créatures :
Eh bien, moi, je t’irai porter des confitures.
 
Maintenant Jeanne, j’ai encore un dilemme avec les chaussures des participants cités dans le haut de ce billet. Toi qui est érudite (je signale au passage que Jeanne est train de rédiger une thèse), peux-tu résoudre l’argutie suivante :

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Georges avait organisé cette année un concours de port du kilt. Ex aequo après plusieurs éliminatoires : Marie-Jo et Anne-Marie. Bravo les filles !

Quelle est la différence entre les femmes et les chaussures ?
A vous lecteur et à Jeanne je vous donne la solution: - Les femmes c’est l’inverse des chaussures : les chaussures, c’est quand elles sont neuves qu’elles sont difficiles à supporter…
 
A l’année prochaine pour une autre “Bohémienne“ que l’on espère sous d’autres cieux plus cléments !
 
Texte : Georges Lugon
Photos : Yvon Rey