Compte rendu de la course “Initiation peaux“
(Samedi 7 janvier 2012)
 
Cheffe de course : Françoise Ibach
Participants : Marco Ferro, Isabelle Picard, Fançoise Lenz, Christine Clivaz, Frédéric Devantéry, Othilda Burgener, Carole, Jane Miners et Marco “Le Grand“.
 
Je coupe le contact de ma voiture et lorgne autour de moi, visiblement le parking encore vide en face du “Five Roses“ où le rendez-vous était fixé à 07h45.
 
Quinze minutes plus tard je fais connaissance pour ma première sortie, un an après mon inscription au CAS de Montana, de quelques “clubistes“ du cru et de Françoise Ibach, organisatrice de la course.
 
Le ciel s'annonce clément, nous savons qu'en milieu d'après-midi il en sera autrement !
Nous nous suivons gentiment et parquons nos voitures au télécabine de Vercorin, environ 1’300 mètres.
 
À 09h15, nous sommes tous au garde-à-vous devant Françoise qui vérifie méthodiquement que tous les DVA sont sur “émission“. Nous prenons notre premier cours, Françoise nous explique son choix de course en rapport aux conditions difficiles du moment et nous fait un briefing de la course.
 
Nous sommes tous en confiance, nous partons. Longeant le bisse de Vercorin, nous sommes à l'abri sous de majestueux sapins enneigés. La trace encombrée de débris de branchages suite aux deux tempêtes récentes est facile, le plaisir est là, nous commençons à faire connaissance au gré des arrêts et du voisinage dans la file indienne.
 
Agréable surprise... 7 filles pour 3 trois garçons. La deuxième Françoise nous fit sursauter dans la forêt, la mince trace s'étant effondrée lors de son passage, elle se retrouva dans la pente, jambes et skis croisés, elle se rétablit seule sur le droit chemin (du moins ce qu'il en restait )... Et on repart.
 
Dès la première demi-heure, l'ampoule du pied fit sa première victime - un solide monsieur approchant les deux mètres de hauteur et chaussé de skis blancs… Un modèle pour le moins étrange que je n'avais pas encore vu. Pendant qu'il se fit soigner par Othilda, allongé au milieu du chemin, j'en profite pour “examiner“ ses skis… La fixation ressemble à celle des raquettes, faite pour des chaussures souples, avec un ressort réglable par deux molettes pour bloquer le talon… Les spatules étaient me semble-t-il en métal, et les peaux fixées aux skis par des crochets sur les carres et non pas collées… Ce sont les skis de l'armé suisse des années 1980… J’avais envie de les essayer : aussitôt dit, aussitôt fait, Marco et moi échangeons nos skis le temps de la montée.
 
J'étais fier comme un… soldat ! Bref pour faire court, je dirais que les seuls défauts des B.63434 (n° gravé sur une petite plaquette bleue) sont le poids du matériel et la facilité de ses fixations à vous… lâcher!
 
Mais ce sont des skis stables et très faciles à rechausser. Marco m'appris plus tard qu'il n'avait pas fait de peau depuis 20 ans… J'étai scotché par les 700 mètres de dénivelé qu'il réalisa sans entraînement.
 
En fin d'après-midi aux voitures il m'offrit ses skis, je les ai accepté avec un très grand plaisir. Merci Marco !
 
La belle forêt devient clairsemée, Françoise nous initie aux redoutables conversions avec conseils et démonstrations à l'appui, elle aura tout au long de la journée l’œil et les réflexes dignes des pros de la montagne.
 
Encore merci Françoise pour cette belle sortie. Je fis aussi la connaissance de Lady Jane, la super-marathonienne du groupe qui boucla le marathon de New-York 2011 en 3h30... Je sais ce que signifie 3h30 pour parcourir 42 kms 195, j'aimerais pouvoir en faire autant !
 
Il y avait aussi la grande Carole et son beau chapeau clair, elle avait un style particulier sur ses skis. J'appris que son hobby était la natation : pour sa toute première sortie en peau, elle montra qu'elle avait un cœur de sportive.
 
Othilda se transforma en infirmière pour soigner Marco “Le Grand“, elle avait aussi un œil me semble-t-il sur Carole pour ses premiers pas en peau : elle fait partie des “montagnards“ expérimentés qui en ont vu d'autres.
 
La “Française“ dont j'ai oublié le prénom, et qui ma laissé un beau souvenir par sa gaité communicative, elle me raconta ses souvenirs et anecdotes de montagne. Que de rires, une pure passionnée.
 
Autre passionnée de toute bonne humeur, Christine.
Au fur et à mesure que les heures passent nous nous rapprochons du but. L'air sent la neige, cette même neige soufflée et tourbillonnante nous cingle le visage, et dans le brouillard nous apercevons les câbles de la télécabine, et de suite les installations du restaurant des Crêts-du-midi, 2’350 mètres. Bravo à tous !
 
Nous nous restaurons au chaud dans la salle hors-sac tout en discutant technique, courses à l’avenir et continuons à faire connaissance. La pause touche à sa fin, il faut prendre le chemin de la descente. Après nous avoir épargné, le temps se met en colère, nous chaussons les skis, couverts au maximum.
 
Avec les ultimes consignes de Françoise, nous filons en bas les uns à la suite des autres dans les bourrasques blanches, le retour fut égal à la montée, virages dans la grosse neige et autres “cascades“ improvisées se succèdent au milieu des rires de chacun...
 
Nous nous quittons à la tombée du jour alors que la lune apparaît en direction du Haut-Valais...
Ma première randonnée avec le CAS de Montana/Sierre restera un magnifique bouquet de “souvenirs“…
Encore merci à toi Françoise Ibach, et à Françoise, Christine, Othilda, Carole, Jane, la “Française“, Frédéric et Marco “Le Grand“.
 
A tout bientôt, salut.
Marco “Le Petit“.

Album Photos
Et une petite vidéo
pour la première course de la saison...